“Qu’est-ce qu’on attend”, l’initiative qui redynamise les villages

Ouvrir des épiceries participatives pour redynamiser les villages, c’est le pari qu’a fait le collectif “Qu’est-ce qu’on attend”. 

 

“Qu’est-ce qu’on attend” ? C’est la question que pose ce projet initié par les frères Brochot. Après une carrière dans la communication, Christophe et Emmanuel Brochot décident de revenir aux sources. En 2018, ils créent le mouvement citoyen et solidaire “Bouge ton coq”. Le but est de revitaliser les villages de France. En 2020, la crise du Covid-19 les incite à lancer “C’est ma tournée”.  Avec l’association des Maires Ruraux de France (AMRF) ils lèvent des fonds pour venir en aide à 300 artisans, petits commerçants et exploitants agricoles. En novembre dernier, “Bouge ton coQ” lance le projet “Qu’est-ce qu’on attend” qui cible les commerces de proximité. Un petit commerce crée du lien social et apporte des solutions aux plus démunis et aux personnes âgées pour repousser la dépendance” explique Emmanuel Brochot à So Good. 

 

Replacer l’épicerie au centre du village 

 

60% à 80% des communes de moins de 3500 habitants ne disposent d’aucun commerce. Pour remédier à cela, “Bouge ton coQ” s’est associée à plusieurs associations et entreprises : Monépi qui a déjà monté une soixantaine d’épiceries partout dans le pays, l’Association des Maires Ruraux de France et “C’est qui le patron ?” une marque de consommateurs. Ensemble, ils ont fondé le collectif “Qu’est-ce qu’on attend”. 

 

L’objectif est de lancer des commerces participatifs dans les villages. Pour cela, le  collectif a lancé une campagne participative le 20 novembre.  L’apport minime pour un commerce est de 2000€ : 1100 pour l’aménagement du local, 500 pour le développement du logiciel créé par Monépi et 400 pour l’association. Les mairies sont chargées de mettre à disposition le local. Le projet se voulant participatif, chaque famille appartenant à l’association doit donner 2 heures de son temps chaque mois. 

 

L’objectif pour le collectif est de réussir à atteindre la barre des 2000 épiceries, donc de réunir 4 millions d’euros. Jusqu’ici, une quinzaine d’épiceries ont pu être mises en place depuis le lancement de la campagne.


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